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France — Algérie : le courant ne passe plus entre Alger et Paris

Evénement 2009

France — Algé­rie

Le cou­rant ne

passe plus entre

Alger et Paris

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Les rela­tions franco-algériennes mises à mal .…

Quels sont le sujets qui fâchent ?

Com­ment les deux pays peuvent ran­ger leur

conten­tieux ?

Les déné­ga­tions des res­pon­sables des deux pays

n’y chan­ge­ront rien, les rela­tions entre Alger et Paris

sont au plus mal.

Annon­cée en mai der­nier par Xavier Driencourt,

ambas­sa­deur de France en Algé­rie, la ren­contre entre

le chef de la diplo­ma­tie algé­rienne et son homologue

français a bien eu lieu, le 23 sep­tembre, à New York.

Mais, contrai­re­ment à ses habi­tudes, la télévision

publique algé­rienne n’en a dif­fusé aucune image.

Mou­rad Medelci et son homo­logue français, Bernard

Kouch­ner, ont abordé deux dossiers :

la visite d’État d’Abdelaziz Bou­te­flika à Paris, d’abord

pré­vue pour juin 2009, repor­tée une pre­mière fois à

sep­tembre, puis dif­fé­rée à une date inconnue .…

Les rela­tions avec l’ancienne puis­sance coloniale

seraient pour le moins délicate.

La ques­tion du “devoir de mémoire” empoi­sonne les

rela­tions entre les deux pays.

À la recon­nais­sance de la res­pon­sa­bi­lité de l’État français

dans les crimes colo­niaux, qua­li­fiés par Abde­la­ziz Bouteflika

lui-même de “géno­cide”, Nico­las Sar­kozy a opposé une fin

de non-recevoir.

“L’avenir est plus impor­tant que le passé”, avait-il lancé

aux étudiants de l’université de Constantine.

Un débat qui serait perçu chez beau­coup d’Algériens

comme une pro­vo­ca­tion à l’égard des mil­lions de

vic­times algériennes.

Mais le conten­tieux algéro-français ne se limi­te­raient pas

aux seuls pro­blèmes de mémoire ou de recul de la

fran­co­pho­nie.

Plus impor­tant seraient encore les aspects économiques.

Avec près de 17 % des impor­ta­tions, a France est le

pre­mier four­nis­seur de l’économie algérienne.

Des mar­chan­dises françaises s’exportent pour 5 milliards

de dol­lars sur le mar­ché algérien.

Du coup, les nou­velles dis­po­si­tions en matière de commerce

exté­rieur adop­tées en juillet der­nier par le gouvernement

algé­rien dans le cadre d’une meilleure maî­trise des importations

menacent direc­te­ment cette per­for­mance française.

Conséquence directe de ces mesures :

une baisse signi­fi­ca­tive des acti­vi­tés du port de Marseille

(on parle de 30 % en moins).

Un autre pro­blème, et pas le moins impor­tant, ser­rait le

volonté de la France de rené­go­cier le par­tie des accords

d’Evian qui concerne les condi­tions de séjour des Algériens

en France et de limi­ter la libre cir­cu­la­tion des Algériens .…

Sur ce point, l’Alger ne se montre cepen­dant pas trop pressé !

Vu sur

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2543p040-041.xml0/-France-diplomatie-commerce-colonisation-Algerie-France  — silence-on-boude.html

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Jolis débats en vue !

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